Le modèle de Siegrist : quand l'effort fourni n'est pas récompensé
Développé en 1996 par le sociologue médical allemand Johannes Siegrist, le modèle Effort-Reward Imbalance (ERI) part d'un constat clinique : les salariés qui fournissent un effort important sans recevoir une reconnaissance proportionnée développent davantage de pathologies liées au stress. Là où Karasek regarde l'autonomie, Siegrist regarde la reconnaissance. Les deux modèles sont complémentaires - c'est pourquoi Atreebu les utilise conjointement dans chaque diagnostic RPS.
Mis à jour le 10 avril 2026


Le principe : un contrat social implicite
Référence institutionnelle : INRS — risques psychosociaux
Le modèle repose sur l'idée de réciprocité sociale : le salarié engage un effort en échange d'une contrepartie attendue. Quand cette contrepartie est absente ou insuffisante, le contrat implicite est rompu - et le stress chronique s'installe. Siegrist capte une dimension que Karasek ne mesure pas : le sentiment d'injustice.
Les trois composantes du modèle
1. L'effort extrinsèque - Exigences du poste : contraintes de temps, interruptions, charge physique, responsabilités, heures supplémentaires.
2. La récompense perçue - Estime et reconnaissance ; rémunération et perspectives de carrière ; sécurité de l'emploi et statut.
3. Le surinvestissement (overcommitment) - Disposition individuelle qui amplifie la vulnérabilité ; l'organisation a la responsabilité de ne pas l'exploiter.
Le ratio effort-récompense : comment le lire
Le score ERI se calcule comme le rapport entre le score d'effort et le score de récompense, pondéré par le nombre d'items. Un ratio supérieur à 1 indique un déséquilibre ; plus il est élevé, plus le risque de pathologie est important. La recherche épidémiologique associe un ratio ERI élevé à un risque accru de maladies cardiovasculaires, de dépression, de troubles anxieux, de TMS, d'absentéisme et de burn-out.
Comment Atreebu utilise le modèle de Siegrist
Les items ERI sont intégrés au questionnaire de 87 questions. Nous mesurons effort, récompense, ratio ERI et surinvestissement par unité de travail, croisés avec Karasek et Gollac. Un service peut présenter un job strain modéré au sens de Karasek mais un ratio ERI très défavorable - le levier d'action porte alors sur la reconnaissance plutôt que sur la charge.
Karasek et Siegrist : pourquoi les deux ensemble
Karasek identifie les salariés en tension par surcharge et manque d'autonomie ; Siegrist identifie ceux en souffrance par manque de reconnaissance. Atreebu utilise les deux, plus Gollac pour le cadre réglementaire français et HAD pour la détection clinique.
En savoir plus sur le modèle de Karasek →
En savoir plus sur les 6 axes de Gollac →
Questions fréquentes sur le modèle de Siegrist
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Vos salariés se sentent-ils reconnus à la hauteur de leurs efforts ?
Le modèle de Siegrist répond à cette question avec des données. Le diagnostic Atreebu vous donne le ratio effort-récompense de chaque service - et les leviers pour corriger le déséquilibre.
