Le modèle de Karasek : mesurer le stress au travail par la demande et l'autonomie

Publié en 1979 par le sociologue américain Robert Karasek et enrichi en 1990 par Töres Theorell, le modèle Demand-Control-Support est le cadre théorique le plus utilisé au monde pour évaluer le stress professionnel. Il repose sur une idée simple et puissante : le stress au travail ne vient pas de la charge de travail seule, mais du déséquilibre entre ce qu'on exige du salarié et la marge de manœuvre dont il dispose pour y faire face. Atreebu intègre le questionnaire Karasek (JCQ) dans chaque diagnostic RPS.

Mis à jour le 10 avril 2026

Présentation de graphiques en réunion pour l'analyse Karasek
Analyse de données RPS sur ordinateur portable et graphiques

Les trois dimensions du modèle de Karasek

Référence institutionnelle : INRS — risques psychosociaux

1. La demande psychologique (psychological demands) - Elle mesure la quantité de travail, l'intensité, la complexité des tâches, les contraintes de temps et les exigences contradictoires. Une forte demande n'est pas en soi pathogène : c'est son articulation avec la latitude décisionnelle qui détermine le niveau de risque.

2. La latitude décisionnelle (decision latitude) - Marge de manœuvre sur l'autonomie décisionnelle et l'utilisation des compétences (apprentissage, créativité).

3. Le soutien social (social support) - Ajouté par Jeffrey Johnson en 1986 : soutien émotionnel et instrumental des collègues et de la hiérarchie, mesurés séparément.

Les quatre situations de travail selon Karasek

Le croisement demande × latitude produit quatre quadrants - le scatter plot que nous produisons pour chaque unité de travail.

Tension détendue (faible demande + forte latitude) - Risque faible.

Tension active (forte demande + forte latitude) - Stressant mais stimulant ; risque modéré.

Tension passive (faible demande + faible latitude) - Sous-sollicitation, faible autonomie ; risque sous-estimé.

Job strain (forte demande + faible latitude) - Zone de danger majeure, prédicteur robuste de pathologies liées au stress.

Iso-strain : job strain associé à un faible soutien social - situation la plus critique.

Comment Atreebu utilise le modèle de Karasek

Nous administrons les items du JCQ intégrés à notre questionnaire de 87 questions. Les scores sont agrégés par unité de travail pour produire le scatter plot : chaque unité est positionnée dans l'un des quatre quadrants.

Le scatter plot ne suffit pas : Karasek pose un diagnostic sans l'expliquer entièrement. Nous croisons donc systématiquement avec les 6 axes de Gollac et les entretiens qualitatifs.

En savoir plus sur le modèle Gollac →
En savoir plus sur le modèle Siegrist →

Les limites du modèle de Karasek - et pourquoi il ne suffit pas seul

Le Karasek ne mesure pas la reconnaissance (Siegrist), ni les conflits de valeurs ni l'insécurité socio-économique (Gollac), ni les niveaux cliniques d'anxiété et de dépression (HAD). Atreebu combine 4 modèles pour un diagnostic à 360°.

Questions fréquentes sur le modèle de Karasek

Oui. Le Job Content Questionnaire a été validé dans plus de 30 pays et fait l'objet de centaines de publications dans des revues internationales à comité de lecture depuis 1979. Sa version française a été validée par l'INRS.

Où se situent vos équipes sur le scatter plot de Karasek ?

Le seul moyen de le savoir, c'est de mesurer. Un diagnostic Atreebu vous donne le positionnement de chaque service dans le modèle Karasek - et les leviers concrets pour agir.