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Chapitre 12 | Les 7 erreurs qui ruinent un audit RPS

12. Les 7 erreurs qui ruinent un audit RPS

Les sept erreurs présentées dans ce chapitre sont récurrentes. Chacune a déjà invalidé des missions, mécontenté des commanditaires, fragilisé des psychologues. Toutes sont évitables avec un peu de méthode.

Cette synthèse n'est pas seulement défensive. Elle est aussi commerciale : un psychologue qui sait expliquer à un dirigeant ces sept erreurs, en s'appuyant sur des exemples concrets, démontre sa maîtrise du métier et justifie son niveau d'honoraires.

Erreur 1, le questionnaire maison

La faute. Le consultant invente un questionnaire de 15 à 30 questions sur mesure pour la mission, sans s'appuyer sur les instruments validés (JCQ, ERI, HAD). Il justifie ce choix par la « personnalisation » au contexte de l'entreprise.

Pourquoi c'est une faute. Un questionnaire maison n'a pas de validité psychométrique documentée. Ses résultats ne sont pas comparables aux référentiels nationaux. Il ne mesure pas ce qu'il prétend mesurer. En cas de contestation par un avocat, par un élu averti, ou par un préventeur, il s'effondre méthodologiquement.

L'effet. Le rapport produit perd toute opposabilité juridique. La direction qui aurait voulu se protéger d'un risque de faute inexcusable se retrouve avec un document qui ne fait pas preuve.

Le bon réflexe. Utiliser des instruments validés (JCQ français, ERI français, HAD français) intégrés dans un questionnaire unifié, organisé en sections thématiques pour le répondant. Documenter les sources des items dans la méthodologie du rapport.

Erreur 2, l'impasse sur le qualitatif

La faute. Le diagnostic se résume au questionnaire. Pas d'entretiens, ou trois entretiens symboliques avec le DRH et le président du CSE.

Pourquoi c'est une faute. Les chiffres sans verbatim n'ont pas de profondeur explicative. Vous savez qu'il y a un risque de job strain dans une UT, vous ne savez pas pourquoi. Votre plan d'action est générique, parce qu'il ne s'appuie pas sur la compréhension fine des dynamiques organisationnelles.

L'effet. Le rapport est descriptif (scores et commentaires) au lieu d'être interprétatif (diagnostic et lecture). Le commanditaire reçoit un constat, pas une compréhension. La mise en œuvre du plan d'action est faible.

Le bon réflexe. 5 à 12 entretiens semi-directifs structurés sur les six axes Gollac, équilibrés entre les fonctions et les UT. Le croisement systématique entre scores quantitatifs et verbatims convergents.

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